Comment SE Faire DES Amis

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出版者:
作者:Carnegie, Dale
出品人:
頁數:250
译者:Weyne, Didier
出版時間:1975-1
價格:$ 19.15
裝幀:
isbn號碼:9782253009108
叢書系列:
圖書標籤:
  • 人際關係
  • 社交技巧
  • 溝通
  • 影響力
  • 人脈
  • 自我提升
  • 心理學
  • 成功學
  • 人際交往
  • 情商
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具體描述

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Comment se faire des amis

fév 18th, 2009

by Olivier Roland.

Titre original : How to win friends and influence people

Comment se faire des amis - Dale Carnegie

Phrase-résumée du livre : Pour se faire des amis, influencer les autres et les gagner à notre cause, il est important de savoir ménager leur égo ; ceci passe par un changement important dans notre comportement de tous les jours, qui consiste à ne plus critiquer, à s’intéresser réellement aux autres, à sourire, à retenir le prénom de nos interlocuteurs, à leur faire sentir leur importance, à ne jamais leur dire qu’ils ont tort, à parler de nos erreurs avant de parler des leurs, à motiver, à complimenter sincèrement, et de manière générale, à toujours ménager leur amour-propre.

Par Dale Canergie, 1936 (première édition), 1981 (édition révisée la plus récente), 250 pages.

Chronique et résumé du livre :

Après GTD, ce livre est le deuxième best-seller de mon défi fou du Personal MBA, et certainement l’un des plus connus. Il s’est vendu à plus de 45 millions d’exemplaires de part le monde depuis sa première publication - au modeste tirage de cinq mille exemplaires - en 1936. Le livre a fait l’objet de plusieurs révisions depuis la mort de l’auteur en 1955, par sa femme et sa fille, principalement afin de remettre au goût du jour les exemples donnés par l’auteur, concernant des personnalités célèbres en 1936 mais oubliées depuis - sans qu’elles touchent au fond de l’oeuvre en elle-même.

L’auteur commence en nous confiant 8 règles pour bien utiliser son livre, qui me semblent fort pertinentes et applicables à de nombreux livres de non-fiction :

1. Avoir un grand désir d’apprendre et d’appliquer les principes qui régissent les communications et les rapports entre les êtres humains.

2. Lire deux fois chaque chapitre avant de passer au suivant.

3. Interrompre fréquemment nos lectures pour nous interroger sur nos possibilités personnelles d’application de chaque principe.

4. Souligner les idées importantes.

5. Revoir le livre tous les mois.

6. Mettre ces principes en pratique chaque fois que l’occasion se présente.

7. Transformer ce livre en un jeu amusant : demander à nos amis un gage à chaque fois qu’ils nous surprennent à enfreindre les règles.

8. Contrôler chaque semaine les progrès que nous faisons. Nous demander quelles fautes nous avons commises, quels progrès nous avons accomplis, quelles leçons nous avons tirées.

Première partie : Trois techniques fondamentales pour influencer les autres

* Chapitre 1 : Si vous voulez récolter le miel, ne bousculez pas la ruche

En 1931, Francis “Two Guns” Crowley, un gangster et assassin qui avait notamment tué de sang-froid un policier alors que celui-ci lui demandait son permis de conduire, fut arrêté dans l’appartement de sa petite-amie, après un siège qui mobilisa cent cinquante policiers ! Il fut prit vivant, mais, croyant bientôt mourir, il avait pris le temps d’écrire une lettre. Était-ce une lettre de repentir, une lettre de remords pour les crimes qu’il avait commis ? Non, il y disait “Sous ma veste bat un coeur las, mais bon, et qui ne ferait de mal à personne“.

Il fut condamné à la chaise électrique. Lorsqu’il arriva à la chambre d’exécution, se répandit-il en excuses, déclara t-il qu’il éprouvait des remords ? Non, il dit “Voilà ma punition pour avoir voulu me défendre”.

Al Capone, le plus tristement célèbre gangster de tous les temps, disait lui-même : “J’ai passé les meilleures années de ma vie à donner du plaisir et de l’amusement aux gens, et quelle a été ma récompense ? Des insultes et la vie d’un homme traqué !“. Souvent, les gangsters, criminels et malfaiteurs justifient leur comportement par tout un tas de raisonnements logiques ou fallacieux.

Or, si des criminels aussi notoires que Francis Crowley ou Al Capone se considèrent comme innocents, que pensent alors d’eux-même des gens comme vous et moi, que nous rencontrons chaque jour ?

Ceci est une loi universelle qui est parfois très difficile à accepter : 99 fois sur cent, l’être humain se juge innocent, quelle que soit l’énormité de sa faute. La critique est donc vaine, puisqu’elle met l’individu sur la défensive et le pousse à se justifier, et elle est dangereuse, car elle blesse l’amour-propre et provoque de la rancune. La critique est comme un pigeon voyageur : la personne que nous désirons blâmer et corriger fera tout pour se justifier et nous condamnera en retour. Ou, bien souvent, elle s’exclamera : “Je ne vois pas comment j’aurais pu agir d’une autre manière !”.

Lorsque l’on étudie la vie des hommes considérés comme de grands meneurs d’hommes, comme Abraham Lincoln - que Dale Carnegie a étudié de manière très complète, écrivant même une biographie, Lincoln the Unknown - on s’aperçoit qu’en général, ils manient la critique avec une extrême précaution et font tout pour conserver l’amour propre de ceux à qui ils font des reproches.

Au lieu de condamner les personnes, il est préférable d’essayer de les comprendre, de découvrir le mobile de leurs actions. Cela est beaucoup plus agréable et productif que de critiquer, et cela nous rend plus tolérants, compréhensifs et bons.

Principe 1 : Ne critiquez pas, ne condamnez pas, ne vous plaignez pas.

* Chapitre 2 : Le grand secret des relations humaines

Il n’y a qu’un moyen au monde pour amener une personne à accomplir une action : c’est de susciter en elle le désir de cette action. Évidemment, il est toujours possible d’employer la force ou l’autorité ou le chantage, mais ces méthodes ont bien plus d’inconvénients que d’avantages. C’est seulement en vous donnant ce que vous voulez que je parviendrai à vous faire agir.

Or, quels sont nos besoins ? Dans une liste préfigurant quelques peu la pyramide de Maslow, Dale Carnegie nous liste les différents besoins que nous réclamons avec une insistance inlassable :

1. La santé et la conservation de la vie

2. La nourriture

3. Le sommeil

4. L’argent et les biens qu’il procure

5. La survivance future

6. La satisfaction sexuelle

7. Le bonheur de nos enfants

8. Le sentiment de notre importance

Très souvent, la plupart de ces besoins sont satisfaits, mais il en est un qui est rarement contenté, alors qu’il est aussi profond, aussi impérieux que la faim. Ce que Freud appelle “le désir d’être reconnu”, ce dont William James parle comme “le principe le plus profond de la nature humaine” : c’est la soif d’être apprécié, reconnu, d’être considéré comme important. Ce désir distingue les hommes des animaux, chez qui il n’existe pas.

C’est ce désir d’importance qui a poussé de nombreux hommes à la naissance pourtant misérable à réaliser un glorieux destin, comme Lincoln, Dickens ou Rockefeller, et c’est ce désir qui pousse les hommes à s’acheter des voitures bien trop grosses pour leur besoins ou une maison bien trop vaste pour eux.

Dites-moi comment vous comblez ce besoin, et je vous dirai qui vous êtes. La manière dont nous comblons ce besoin est un des traits qui caractérise le mieux notre personnalité. Certains le comblent en allant jusqu’au crime, comme la tristement célèbre bande à Bonnot, d’autres en écrivant des chefs-d’oeuvres de la littérature, en bâtissant des empires commerciaux, ou en aidant les autres de toutes leurs forces, jusqu’à leur dernier souffle. L’Histoire est pleine de détails amusants sur des personnages célèbres qui s’efforcent de montrer leur importance, de George Washington, qui exigeait qu’on l’appelât “Sa Grandeur le Président des Etats-Unis” jusqu’à Victor Hugo qui désirait donner son nom à la ville de Paris.

Note : Et il suffit de se balader au cimetière du Père Lachaise et de lire les épitaphes pour se rendre compte que ce besoin d’importance accompagne nombre d’hommes jusque dans leur mort.

Or, quelle est la meilleure manière de donner à une personne cette importance qu’elle réclame tant ? C’est de le complimenter. Il ne s’agit pas ici de pratiquer la flatterie, grossière ou non, qui est dangereuse et finit souvent par se retourner contre le bonimenteur. Il s’agit d’une nouvelle attitude mentale, d’une nouvelle manière de vivre : chercher chez les autres leurs qualités et les complimenter sincèrement, leur faire part de notre admiration quand nous en avons. L’éloge sincère est le miel des relations humaines - tout le monde le recherche et l’apprécie hautement.

Principe 2 : Complimentez honnêtement et sincèrement.

* Chapitre 3 : Qui en est capable a le monde avec lui, qui ne l’est pas reste seul

Pourquoi toujours parler de ce que nous désirons ? C’est vain, puéril et absurde. Évidemment, chacun d’entre nous s’intéresse à ce qu’il désire. Nous nous y intéresserons éternellement. Mais nous serons les seuls à y penser. Tous les autres sont semblables à nous sous ce rapport et ne préoccupent que de ce qu’ils pensent.

C’est pourquoi, la seule façon d’influencer son voisin est de lui parler de ce qu’il veut et lui montrer comment il peut l’obtenir.

C’est le secret du succès : se mettre à la place de l’autre, et considérer les choses à la fois de son point de vue et du nôtre. Car l’action naît de nos désirs fondamentaux, et pour influencer les autres il faut avant tout susciter chez un eux un ardent désirer d’agir.

Principe 3 : Motivez souvent pour faire ce que vous proposez.

Deuxième partie : Six moyens de gagner la sympathie des autres

* Chapitre 4 : Pour être partout le bienvenu

Aimez-vous les chiens ? Si oui, pourquoi ? Est-ce que par hasard le fait que le chien vous est totalement fidèle, vous aime spontanément et sincèrement et vous fait la fête quand vous rentrez chez vous n’y est pas totalement étranger ?

Est-ce que vous appréciez quand il vous saute dessus en agitant la queue, la langue pendante, à peine la porte ouverte, s’oubliant complètement pour vous accueillir ?

Nous connaissons tous des gens qui peinent toute leur vie pour que les autres s’intéressent à eux. Vains efforts ! Les personnes ne songent qu’à elles-même. Elles y pensent le matin, le midi et le soir. Quand vous regardez une photo d’un groupe duquel vous faites partie, qui regardez-vous en premier ?

Ainsi pour que les autres s’intéressent à vous, vous devez d’abord vous intéresser à eux. Tous, que nous soyons mendiant ou roi, nous aimons ceux qui nous admirent.

Vous voulez vous rendre sympathique ? Alors notez les anniversaires dans votre agenda et souhaitez-les, accueillez les personnes avec chaleur et empressement au téléphone, montrez votre admiration et votre intérêt sincère quand l’occasion se présente. Publius Syrus le disait déjà il y a plus de deux mille ans :

Nous nous intéressons aux autres quand ils s’intéressent à nous.

Comme pour tous les conseils de ce livre, celui-ci doit être appliqué avec la plus totale sincérité. Ainsi, vous pourrez même toucher le coeur des êtres les plus puissants et les plus intouchables.

Principe 4 : Intéressez-vous réellement aux autres.

* Chapitre 5 : Un moyen facile de faire une bonne première impression

Les actes en disent plus que les paroles. Le sourire dit : “Vous me plaisez”, “Je suis content de vous voir”, “Votre présence me rend heureux”, etc. Évidemment, il s’agit du sourire sincère, large et spontané qui séduit et réconforte, pas du sourire mécanique et faux qui irrite au lieux de plaire.

L’exemple le plus frappant de l’effet d’un sourire sincère est le sourire d’un enfant.

Sourire d'un enfant

Photo par Julien Lagarde

Souvent il est communicatif et peut transformer notre humeur la plus maussade l’espace d’un instant, le temps que nous souriions à notre tour.

Le sourire est tellement important qu’il s’entend même dans notre voix. Votre voix au téléphone sera transformée si vous souriez, essayez vous verrez :) .

Essayez ceci : pendant une semaine, à chaque heure du jour, souriez, de votre sourire le plus large, le plus sincère possible, soyez aimable avec les autres, appréciez leur compagnie, car il faut que nous nous plaisions dans la compagnie de nos semblables si vous voulons qu’ils se plaisent dans la nôtre. Si c’est difficile pour vous, dites-vous que c’est juste une semaine et que vous pourrez arrêter ensuite si cela ne vous plaît pas ;) .

Principe 5 : Ayez le sourire.

* Chapitre 6 : Si vous n’observez pas ce principe… tant pis pour vous

James Farley, homme politique Américain célèbre, a réussi à devenir une pierre angulaire de la politique Américaine, incontournable pendant des décennies, alors qu’il est né dans une famille pauvre de fermiers, qu’il a perdu son père à 10 ans et a dû commencer à travailler à cet âge dans un chantier, à pousser des brouettes de sable et à faire sécher des briques au soleil. Quand Dale Carnegie lui demanda son secret, il lui répondit qu’il pouvait se rappeler du prénom de plus de cinquante mille personnes, ainsi que des détails sur la vie de chacun.

Il était l’agent électoral de Roosevelt. Il avait une méthode simple mais redoutable : chaque fois qu’il rencontrait une nouvelle personne, il recherchait ses nom et prénom - avec leur orthographe exacte - et gravait soigneusement ces détails dans son esprit, puis pouvait saluer cette personne par son prénom en la recroisant plus tard - parfois des années après.

Jim Farley savait que chacun préfère son nom à tous les autres noms de la terre. Si vous vous souvenez du nom de quelqu’un, vous faites à son propriétaire un compliment subtil et apprécié. Mais si vous l’oubliez, le prononcez mal ou l’orthographiez mal, alors vous pouvez indisposer et même fortement déplaire. Les hommes sont si fiers de leur nom qu’ils s’efforcent de le perpétuer à tout prix.

Or en général, si nous oublions les noms, c’est que nous ne prenons tout simplement pas le temps de les noter, de les répéter, et de les graver durablement dans notre esprit. Cela se travaille, et demande certes du temps, mais le jeu en vaut la chandelle.

Principe 6 : Rappelez-vous que le nom d’une personne revêt pour elle une grande importance.

* Chapitre 7 : Souhaitez-vous que votre conversation soit appréciée ? C’est très facile

Comment réussir auprès de votre interlocuteur ? Comment le convaincre et mener à bien votre entretien avec lui ? Il n’y a aucun mystère : pour conquérir la sympathie de quelqu’un, la mettre de bonne humeur et la rallier à sa cause, il faut lui accorder son attention exclusive lorsqu’elle s’exprime. Rien n’est plus flatteur.

Pour cela, il faut savoir écouter sincèrement et le montrer.

Cela fonctionne aussi avec les personnes mécontentes, y compris les clients. Souvent, les clients mécontents qui se plaignent sont au fond d’eux-même blessés parce qu’on leur a montré d’une manière ou d’une autre qu’ils ne sont pas importants. Si vous réussissez à leur prouver qu’ils sont importants à vos yeux, alors souvent leur plainte s’en ira d’elle-même.

A l’inverse, si vous voulez savoir ce qu’il faut faire pour que les gens vous fuient, se moquent de vous dans votre dos, ou vous méprisent, c’est simple : n’écoutez jamais ce que disent les autres; parlez toujours de vous-même. S’il vous vient une idée alors que quelqu’un d’autre s’exprime, n’attendez pas qu’elle ait fini. A quoi bon après tout ? De toute façon, ce qu’elle ne raconte ne peut pas être aussi intéressant et brillant que ce que vous allez dire. Allez-y franchement, et coupez-la au milieu d’une phrase.

Mais si vous tenez à ce que votre conversation soit appréciée, sachez écouter : pour être intéressant, soyez intéressé. Posez des questions stimulantes, agréables, interrogez-le sur sa vie, sur ce qu’il a fait. Rappelez-vous que la personne avec qui vous parlé est cent fois plus intéressée par sa rage de dents que par la famine qui aurait causée la mort de milliers de Chinois.

Principe 7 : Sachez écouter. Encouragez les autres à parler d’eux-mêmes.

* Chapitre 8 : Comment intéresser les autres

Pour trouver le chemin du coeur d’un homme, il faut l’entretenir de ce qu’il chérit le plus.

Si vous arrivez à découvrir ce qui intéresse quelqu’un, ce qui le passionne, vous n’aurez pas qu’à vous détendre et l’écouter avec intérêt pendant qu’il vous expliquera tout ce que vous voulez savoir.

Principe 8 : Parlez à votre interlocuteur de ce qui l’intéresse.

* Chapitre 9 : Comment plaire instantanément

Il existe une loi primordiale que nous devons respecter dans notre rapport avec les autres. Si nous l’observons, nous gagnerons amitié et bonheur. Si nous la violons, nous ferons naître sous nos pas d’innombrables difficultés. La voici : faites sentir aux autres leur importance.

Vous tenez à l’estime de ceux qui vous entourent, vous désirez que l’on rende justice à vos mérites, et il vous est très agréable de vous sentir important dans votre petite sphère. Vous haïssez les flatteries lourdes, mais adorez les éloges sincères, vous voulez être honoré, encouragé, complimenté. Nous aspirons tous à cela.

Principe 9 : Faites sentir aux autres leur importance et faites-le sincèrement.

Troisième partie : Douze moyens de rallier les autres à votre point de vue

* Chapitre 10 : Que gagnez-vous à argumenter ?

Dans sa jeunesse, Dale Carnegie adorait les controverses. Il avait étudié au collège la logique et l’argumentation, ne ratait jamais l’occasion de participer à des débats contradictoires, et a même dirigé ensuite un cours de dialectique et fait le projet d’écrire un livre sur le sujet… Puis, après avoir assisté et participé à des milliers de discussions, il les a analysés, et en a tiré une conclusion : le meilleur moyen de l’emporter dans une controverse, c’est de l’éviter. Neuf fois sur dix, chacun se retire du débat en étant plus que jamais convaincu d’avoir raison.

En effet, ces batailles là, personne ne les gagne ! Car si vous perdez, vous perdez, et si vous gagnez, vous perdez aussi, car si vous avez prouvé à votre adversaire qu’il a tort, vous lui avez fait sentir son infériorité, vous l’avez blessé dans son amour-propre et son orgueil. Or,

Homme convaincu malgré lui

Garde toujours le même avis.

Vous devrez donc choisir : un triomphe spectaculaire et théorique, ou un accord sincère. Les deux sont rarement obtenus ensemble. Vous avez beau avoir raison, cent fois raison, si vous vous acharnez à le prouver pour modifier l’opinion de votre adversaire, vos efforts seront aussi vains que si vous aviez tort.

Mais que faire alors en cas de désaccord ? L’idée est de bien accueillir le différend. Le différend est une occasion de vous enrichir, de découvrir un point de vue nouveau que vous n’imaginiez peut-être pas. Voici quelques conseils en pareil cas :

* Ne cédez pas à votre première impulsion.

* Maîtrisez votre colère.

* Commencez par écouter.

* Cherchez des terrains d’entente.

* Soyez honnête.

* Promettez de réfléchir aux idées de vos adversaires, de les étudier avec soin.

* Remerciez sincèrement vos adversaires pour leur intérêt.

* Ajournez votre action pour laisser aux deux parties en présence le temps d’examiner en détail le problème.

Principe 10 : Évitez les controverses, seul moyen de s’en sortir vainqueur.

* Chapitre 11 : Un moyen infaillible de se faire des ennemis ! Comment l’éviter ?

Quand Théodore Roosevelt était président des Etats-Unis, il confessait qu’il ne pouvait être sûr d’avoir raison plus de 75% du temps. C’était l’extrême limite de ses possibilités. Si tel était le degré que pouvait atteindre un homme ayant tellement réussi, qu’en est-il de vous et moi ?

En effet, si nous pouvions être certain d’avoir raison ne fût-ce que 50% du temps, il ne nous resterait plus qu’à nous installer à Wall Street et à gagner un million de dollars par jour. Mais si nous ne pouvons pas atteindre cette proportion, pourquoi nous permettons-nous d’affirmer que les autres sont dans l’erreur ?

Ne commencez donc jamais une phrase par “Je vais vous prouver cela” ou “Je vais vous démontrer que”, car cela revient à dire “Je suis plus malin que vous, et je vais vous faire changer d’avis”, ce qui ne peut que blesser l’amour-propre des personnes sans changer leur conviction. Il est en effet difficile, même dans les conditions les plus favorables, de modifier l’opinion des autres, alors pourquoi élever des obstacles et ajouter encore de la difficulté ?

Si quelqu’un vous affirme quelque chose que vous croyez faux, n’est-il pas préférable de commencer par : “Ecoutez, je ne suis pas du tout de cet avis, mais je peux me tromper. Cela m’arrive souvent. Si je me trompe, je veux bien rectifier mon opinion… Examinons la chose ensemble, voulez-vous ?”.

Ce genre de phrases est magique car personne ne peut rien y objecter : “Je peux me tromper… voyons cela ensemble”. Qui peut trouver quelque chose à redire à cela ? Ainsi, il ne vous arrivera jamais d’ennuis si vous admettez promptement que vous êtes sujet à l’erreur.

Voici un extrait du livre La formation de l’Esprit de James Harvey Robinson pour approfondir :

Il nous arrive de modifier spontanément nos opinions sans effort et sans émotion. Mais, si l’on vient nous affirmer que nous sommes dans l’erreur, nous nous révoltons contre cette accusation et prenons instantanément une attitude défensive. C’est avec légèreté que nous formons nos convictions, mais il suffit qu’on menace de nous les arracher pour que nous prenions pour elle une passion farouche. Évidemment, ce n’est pas tant nos idées que notre amour-propre que nous craignons de voir en danger…

Principe 11 : Respectez les opinions de votre interlocuteur. Ne lui dites jamais qu’il a tort.

* Chapitre 12 : Que faire quand vous avez tort ?

Un jour, l’auteur promenait son chien sans laisse et muselière dans un parc, ce qui était interdit. Il tomba nez-à-nez avec un gendarme à cheval, qui après une vive réprimande, lui dit de ne pas y revenir. Une semaine plus tard, Dale Carnegie retomba sur le même gendarme, dans les mêmes circonstances. Que fit-il ? Il se précipita au devant du gendarme, se confondit en excuses, et lui rappela qu’il lui avait promis de lui mettre une amende s’il le reprenait. Le gendarme répondit d’un ton modéré, Dale Carnegie insista sur sa culpabilité et son tort, et finalement le gendarme, clément, le laissa partir.

Car ce gendarme, comme nous tous, n’était qu’un homme : ce qu’il voulait, c’était affirmer son importance. Quand Dale Carnegie s’accusait, la seule façon qui restait au gendarme pour garder sa propre estime était d’adopter une attitude magnanime.

Quand nous savons que nous méritons une remontrance, ne vaut-il pas mieux prendre les devants courageusement et faire notre mea culpa ? Si nous nous infligeons nous même un blâme, cela n’est-il pas plus acceptable que dans la bouche de quelqu’un d’autre ?

Principe 12 : Si vous avez tort, admettez-le promptement et énergiquement.

* Chapitre 13 : C’est par le coeur qu’on parvient à l’esprit

Esope, l’esclave grec du septième siècle avant JC, avait déjà expliqué l’objet de ce chapitre :

Un jour, le vent et le soleil se disputèrent pour savoir qui étaient le plus fort. Le vent dit :

- Je vais te prouver que c’est moi. Tu vois ce vieillard là-bas ? Je parie que je vais lui faire ôter son manteau plus vite que tu ne pourrais le faire.

Sur quoi, le soleil disparut derrière un nuage et le vent se mit à souffler en ouragan. Mais plus il soufflait fort, et plus l’homme serrait sa pelisse contre lui.

Finalement, le vent se lassa et tomba. Alors, le soleil sortit de derrière le nuage et sourit doucement au voyageur. Bientôt celui-ci sentit sa chaleur, s’essuya le front et ôta son manteau.

Le soleil fit alors observer au vent que la douceur et la bonté sont toujours plus forts que la violence et la fureur.

Principe 13 : Commencez de façon amicale.

* Chapitre 14 : Le secret de Socrate

Quand vous voulez convaincre quelqu’un, évitez, dès le début, de soulever des questions sur lesquelles vous n’êtes pas d’accord. Concentrez-vous plutôt sur les points qui vous rapprochent et soulignez-les. L’objectif est de montrer que vous tendez vers le même but, et différez seulement sur les moyens d’y parvenir, et pour cela, de la faire dire “oui” le plus tôt possible, et de surtout faire en sorte qu’elle ne dise pas “non”.

Car comme le dit le professeur Overstreet dans son livre L’Art d’influencer la conduite humaine :

Une réponse négative est un obstacle difficilement surmontable. Quand une personne a dit “non”, tout son orgueil exige qu’elle garde une attitude constante[...]. Comprend-elle plus tard que ce non est injustifié ? Tant pis ! Elle ne peut se rétracter : elle doit ménager avant tout son précieux amour-propre. Voilà pourquoi il est extrêmement important de lancer, dès le début, votre interlocuteur dans la bonne direction : celle des acquiescements.

[...]

Quand une personne dit “non” sincèrement, avec conviction, elle fait plus qu’articuler des mots de trois lettres. [...] Tout l’être est sur la défensive, tout le système neuro-musculaire se met en garde contre le consentement.

Au contraire, quand la personne dit “oui”, son organisme prend une attitude réceptive, consentante. Par conséquent, plus nous parviendrons à conquérir de “oui” et mieux nous réussirons à mettre notre auditeur dans une humeur favorable à notre proposition.

Note : ce principe est connu sous le nom “d’escalade de l’engagement” dans la psychologie de l’engagement, décrite notamment dans le Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens.

Principe 14 : Posez des questions qui font dire oui immédiatement.

* Chapitre 15 : La soupape de sécurité

La plupart des personnes parlent trop lorsqu’elles doivent convaincre un interlocuteur. Laissez l’autre “vider son sac”. Il connaît mieux que vous ses affaires et ses problèmes. Posez lui des questions et laissez le s’exprimer. Cela donne de bons résultats aussi bien dans les relations professionnelles qu’amicales ou familiales.

Principe 15 : Laissez votre interlocuteur parler tout à son aise.

* Chapitre 16 : Pour obtenir la coopération d’autrui

Les idées que nous découvrons par nous-même ne nous inspirent-elles pas plus confiance que celles que nous présentent prêtes à l’emploi, sur un plateau d’argent ? Si cela est vrai, n’est-il pas maladroit d’essayer d’imposer à tout prix nos opinions ? N’est-il pas plus sage de faire quelques suggestions adroites, en laissant l’autre tirer ses propres conclusions ?

Il y a vingt-cinq siècles, le sage chinois Lao-Tseu disait que la raison pour laquelle les rivières et les mers reçoivent les hommages des centaines de ruisseaux des montagnes, c’est qu’elles restent plus bas qu’eux. Elles peuvent alors régner sur tous les ruisseaux de montagne. Le sage, voulant être au-dessus des autres, se place lui-même en-dessous ; voulant être devant, il se place derrière. Ainsi, bien que sa place soit au-dessus des autres, ceux-ci ne sentent pas son poids ; bien que sa place soit devant, ils n’en sont pas blessés.

Principe 16 : Accorder à votre interlocuteur le plaisir de croire que l’idée vient de lui.

* Chapitre 17 : Une formule pour accomplir des prodiges

Même si votre voisin est dans l’erreur, il ne croit pas se tromper. Ne le condamnez pas : le premier imbécile venu peut condamner. Essayez plutôt de le comprendre. C’est là le fait des êtres sages, tolérants et même exceptionnels.

En effet, pour penser et agir comme il le fait, votre voisin a une raison. Découvrez ce motif caché et vous connaîtrez le secret de ses actes, et probablement de sa personnalité.

Considérez le contraste qui existe entre l’intérêt passionné que vous portez à vos propres affaires et la tiède attention que vous portez au reste du monde. Songez, et songez bien, au fait que tous les hommes de l’univers éprouvent exactement ce que vous éprouvez. Si vous comprenez cela, alors vous vous perfectionnerez considérablement dans l’art de mener les hommes.

Principe 17 : Efforcez-vous sincèrement de voir les choses du point de vue de votre interlocuteur.

* Chapitre 18 : Ce que chacun désire

N’aimeriez-vous pas connaître une phrase magique grâce à laquelle vous éviterez les querelles, dissiperaient les rancunes, stimulerez les bonnes volontés et inciterez votre interlocuteur à vous écouter avec attention ?

Oui ? Hé bien elle existe. La voici :

“Je comprend très bien votre attitude, si j’étais vous j’aurai probablement la même”.

Essayez et vous verrez ;) .

Principe 18 : Accueillez avec sympathie les idées et les désirs des autres.

* Chapitre 19 : Un appel apprécié de tous

Tous ceux que nous rencontrons ont une haute opinion d’eux-même et veulent paraître nobles et généreux à leurs propres yeux. Ainsi, l’individu a en général deux raisons d’agir : une qui fait bien, et la vraie. L’individu connaît bien la deuxième, mais il préfère mettre en avant ses motivations les plus honorables.

Donc, pour influencer les autres il est préférable de faire appel à ce qu’ils ont de plus noble. Par crainte de fissurer l’image idéaliste qu’ils ont d’eux-mêmes, ils seront plus motivés pour répondre à vos appels.

Note : La volonté de ne montrer que sa motivation la plus noble n’est pas seulement forte pour préserver l’image que l’on a de soi, elle l’est aussi pour l’image que l’on projette aux autres. Pour aller plus loin, je vous invite à télécharger les excellents cours de Jon Elster sur l’irrationnalité sur le site du Collège de France.

Principe 19 : Faites appel aux sentiments élevés.

* Chapitre 20 : Le cinéma le fait, la télévision le fait, pourquoi pas vous ?

Au début du siècle dernier, un journal fut l’objet de rumeurs sournoises, qui disaient en substance que ce journal contenait trop de publicité et pas assez de texte, qu’il n’avait plus d’intérêt pour les lecteurs, etc. Il fallait agir vite pour couper court à ces rumeurs dévastatrices. Mais comment ? Le personnel du journal eut une idée géniale : ils découpèrent tous les textes non publicitaires d’une édition, et les publièrent sous forme de livre, qu’ils nommèrent Une journée. Le livre contenait 307 pages, soit une moyenne habituelle pour un livre, alors que le journal n’était vendu quà une fraction du prix habituel d’un livre.

Cette publication mit en lumière les mensonges des rumeurs, et frappa les esprits d’une manière plus convaincante et plus attrayante que n’auraient pu le faire une montagne de chiffres et d’arguments.

Principe 20: Démontrez spectaculairement vos idées. Frappez la vue et l’imagination.

* Chapitre 21 : Pour déclencher une réaction

L’envie de se dépasser et la compétition sont deux moteurs extrêmements puissants de l’âme humaine. Pour obtenir des résultats, stimulez la compétition, non par l’appât du gain, mais par une émulsion plus noble, le désir de mieux faire, de surpasser les autres et de se surpasser.

Principe 21 : Lancez un défi.

Quatrième Partie - Soyez un leader : neuf moyens de modifier l’attitude des autres sans irriter ni offenser

* Chapitre 22 : S’il vous faut corriger une faute, commencez ainsi

Il s’agit d’un procédé évident, mais qui donne des résultats : il nous est moins pénible d’entendre des remarques désagréables après un compliment sur nos qualités.

Principe 22 : Commencez par des éloges sincères.

* Chapitre 23 : Comment corriger les autres sans vous faire détester

Un jour, une personne haut placée d’une usine d’acier se promenait dans ses ateliers. Il rencontra un groupe d’ouvriers qui fumaient. Juste au dessus de leur tête se trouvait un écriteau “Défense de fumer”. Que croyais-vous que fit cette personne ? A t-elle invectivé ces hommes en leur criant “Vous ne savez pas lire ?”. Non. Il s’est approché d’eux, leur a offert à chacun d’eux un cigare et leur dit “Vous me feriez plaisir en allant fumer ces cigares dehors”.

Que croyez-vous que ressentirent les ouvriers ? Ils étaient en infraction et savaient qu’il savait. Au lieu de les punir, il leur offra un cadeau et ne leur adressa pas un mot de reproche. Il leur avait fait sentir leur importance. Qui ne pourrait aimer un tel homme ?

Avec des personnes sensibles qui souffriraient d’une critique directe, attirez indirectement l’attention sur leurs erreurs, et vous ferez des merveilles.

Principe 23 : Faites remarquer erreurs ou défauts de manière indirecte.

* Chapitre 24 : Parlez d’abord de vos erreurs

En reconnaissant nos propres erreurs, même si nous ne les avons pas corrigés, nous pouvons aider les autres à modifier leur comportement. Quelque phrases d’humilité peuvent grandement aider à faire passer la pilule de la critique.

Principe 24 : Mentionnez vos erreurs avant de corriger celles des autres.

* Chapitre 25 : Personne n’aime recevoir des ordres

Un ordre trop brutal peut provoquer chez votre interlocuteur une offense qui peut durer longtemps, même si cet ordre est justifié. A la place, posez des questions comme “Pourriez-vous étudier ceci ?” ou “Pensez-vous que ce serait bien ?” ou “Voulez-vous faire ceci ?”. Poser des questions rend non seulement les ordres plus acceptables, mais stimule aussi la créativité de votre interlocuteur. Les personnes acceptent plus facilement un ordre si elles ont pris part à la décision qui est à son origine.

Principe 25 : Posez des questions plutôt que de donner des ordres directs.

* Chapitre 26 : Comment ménager l’amour-propre de votre interlocuteur

Voici ce que Saint Exupéry a écrit :

Je n’ai pas le droit de dire ou faire quelque chose qui diminue un homme à ses propres yeux. Ce qui compte, ce n’est pas ce que je pense de lui, c’est ce qu’il pense de lui-même. Blesser un homme dans sa dignité est un crime.

Principe 26 : Laissez votre interlocuteur sauver la face.

* Chapitre 27 : Comment stimuler les hommes

Le psychologue Jess Lair a écrit ceci :

L’éloge est comme le soleil pour l’esprit humain. Nous ne pouvons nous épanouir sans lui. Cependant, la plupart d’entre nous sommes prêts à souffler sur les autres le vent glacial de la critique, bien plus qu’à réchauffer le coeur en les complimentant.

Ainsi, reconnaissons les progrès, si légers soient-ils, de ceux que nous voulons encourager. C’est ainsi que nous les stimuleront, que nous les engageront à poursuivre leurs efforts.

Principe 27 : Louez le moindre progrès et louez tout progrès. Faites cela chaleureusement et généreusement.

* Chapitre 28 : Comment inciter l’autre à se dépasser

Pour cela, il n’y a rien de mieux que de complimenter l’autre sur son potentiel ou ses actions d’éclats passées, et de lui demander s’il pense pouvoir revenir à son niveau initial ou atteindre son plein potentiel.

Principe 28 : Donnez une belle réputation à mériter.

* Chapitre 29 : Comment favoriser les progrès

Dites à votre conjoint, à votre enfant ou à votre collègue qu’il est stupide, qu’il n’a aucune disposition pour tel travail ou tel jeu, qu’il le fait mal, qu’il ne comprend rien, etc, et vous détruisez en lui tout désir de se perfectionner. Mais essayez la méthode opposée : dispensez généreusement les encouragements ; arrangez-vous pour que la tâche à accomplir semble facile, montrez à celui que vous encouragez que vous avez confiance en ses capacités, dites-lui qu’il possède un talent insoupçonné… et il s’exercera au petit jour s’il le faut.

Principe 29 : Encouragez. Que l’erreur semble facile à corriger.

* Chapitre 30 : Comment motiver

Pour modifier une attitude ou un comportement, il est utile de garder en mémoire les points suivants :

1. Soyez sincère. Ne faites pas de fausses promesses. Oubliez votre propre intérêt et concentrez-vous sur l’intérêt de votre propre interlocuteur.

2. Sachez exactement ce que vous voulez que votre interlocuteur fasse.

3. Mettez-vous à la place de votre interlocuteur.

4. Considérez les avantages que votre interlocuteur peut retirer en accomplissant ce que vous lui proposez.

5. Faites que ces avantages soient en accord avec les désirs de votre interlocuteur.

6. Quand vous faites une proposition, formulez-la de telle manière que votre interlocuteur comprenne qu’il va en retirer un avantage personnel.

Principe 30 : Rendez les autres heureux de faire ce que vous suggérez.

Critique du livre :

Je suis très heureux d’avoir lu ce livre. Cela faisait des années qu’il était dans ma liste de livres à lire (qui ne cesse de s’allonger démesurément au fur et à mesure que mes lecteurs m’envoient des suggestions ! ;) ) et j’ai enfin eu l’occasion de mettre la main dessus. Sur la forme, ce livre est écrit simplement de manière très accessible. Dale Carnegie semble écrire comme il parle, en restant très concret, concis et pertinent et en donnant de très nombreux exemples - que dis-je ! pléthore d’exemples - dont vous n’avez qu’un minuscule échantillon dans ce résumé. Ces exemples pourront sembler vieillots - ils s’échelonnent de la guerre de Sécession jusqu’à la seconde guerre mondiale pour la plupart - mais sont extrêmement variés, passant d’un président à un roi à un empereur, jusqu’à des directeurs d’usine, magnats de la finance ou ouvriers. Ils permettent de s’imprégner des concepts avec beaucoup de facilité pour comprendre comment les appliquer au quotidien.

Au niveau du contenu, ce livre me semble extrêmement intéressant de par l’importance primordiale qu’il accorde à l’égo et à l’amour propre. Dale Carnegie met en avant la nature profondément émotionnelle des êtres humains, et tout son livre tourne autour de deux concepts primordiaux :

1. Quoi qu’ils en disent, les hommes et les femmes sont avant tout des êtres émotionnels qui ont un besoin vital de porter un regard bienveillant sur eux-même.

2. Quelque soit la rationnalité d’une argumentation, ils la rejetteront dans la majorité des cas si leur amour-propre est blessé.

Une fois ces deux concepts compris, la majorité des principes de ce livre sont simples à comprendre. Reste à les appliquer. Les huit conseils que donnent Carnegie au début de ce livre - et qui pourraient facilement s’appliquer à presque tous les livres du Personal MBA - sont je pense un bon début pour bien les mettre en pratique. Comme pour tout, ces conseils sont à appliquer avec modération, sinon nous nous pourrions nous transformer je pense en machine à fabriquer de la consensualité, ce qui peut être un peu fade et hypocrite. Je pense également qu’un bon coup de pied au cul peut parfois donner plus de résultats que toute la diplomatie du monde. Mais l’approche de Carnegie ne consiste pas à adopter des trucs mécaniques pour augmenter de manière artificielle son influence, elle consiste à comprendre les deux concepts énoncés ci-dessus, à les saisir de l’intérieur pour transformer notre point de vue sur les relations humaines et toujours veiller à ce que nos interlocuteurs sortent grandis ou en tout cas indemnes de nos argumentations, confrontations et autres débats.

C’est un vaste programme. Je suis sûr que les relations humaines seraient un peu plus fluides si tout le monde appliquaient les principes de ce livre. Il est de plus une excellente introduction aux notions d’égo et d’amour propre, et le point de départ pour moi de certaines interrogations : pourquoi avons-nous tant besoin de garder une vision de nous intacte, conforme à ce que nous pensons de nous, alors même que bien souvent “nous formons nos convictions avec légèreté ?”. Pourquoi préférons-nous une vision confortable, mais faussée de nous même, à la vérité ? Qu’est-ce que l’égo ? Et l’amour-propre ? Sont-ils profondément humains et donc universels, grandement influencés par la société ou non ? Bref, de grandes interrogations intéressantes mais qui demanderont un peu de temps avant d’être approfondies :) .

Je recommande donc ce livre. Il est excellent, peut changer notre façon de voir les relations humaines et se lit très facilement. Un must-have.

Points forts :

* Clair et concis

* Écrit très simplement et facile à lire

* De nombreux exemples couvrant une large palette de situations

* Concepts fondamentaux forts et pertinents

* De nombreux principes à appliquer et à intérioriser

Points faibles :

* Les exemples un peu vieillots (de la guerre de Sécession à la seconde guerre mondiale principalement)

* Un peu redondant parfois

《如何交友》:洞察人際關係的藝術與實踐 《如何交友》(Comment SE Faire DES Amis)並非一本單純的“心靈雞湯”式讀物,它是一本深入剖析人際關係本質、提供切實可行方法論的實用指南。本書的主旨在於幫助讀者理解社交互動的深層機製,掌握建立並維護有意義人際關係的關鍵技巧,從而在個人成長、職業發展乃至整體幸福感方麵獲得顯著提升。它不提供速成的、錶麵化的社交技巧,而是引導讀者從內在齣發,培養真正能夠吸引他人、贏得信任、建立深厚情誼的品質與能力。 本書的寫作視角獨特,它不是簡單地列舉“你應該做什麼”,而是鼓勵讀者去“理解為什麼”以及“如何做到”。作者深諳人性的復雜與微妙,以一種溫和而洞察的筆觸,引導讀者審視自己在社交中的慣性思維和行為模式,並逐步加以調整和優化。這本指南的精髓在於其對“真誠”、“同理心”、“價值交換”以及“長期經營”等核心概念的深刻闡釋。 理解社交的本質:從“我”到“我們”的轉變 在深入探討具體方法之前,《如何交友》首先帶領讀者迴歸社交的根本。它強調,有效的社交並非是一場單方麵的索取或錶演,而是一種雙嚮的、動態的互動過程。要建立良好的人際關係,首先需要從“以自我為中心”的思維模式轉變為“關注他人”的視角。這意味著要學會傾聽,不僅是聽對方的言語,更是要去理解其言語背後的情感、需求和動機。這種理解不是錶麵的附和,而是深入的共情,能夠站在對方的角度思考問題,感受對方的喜怒哀樂。 書中詳細闡述瞭“價值交換”的理念,但這並非是指赤裸裸的功利性交易。真正的價值交換,是體現在情感支持、信息分享、技能互助、樂趣共享等多個維度上。當一個人能夠為他人提供價值,無論是情感上的慰藉,還是實際的幫助,都能有效地建立連接。而這種價值的提供,更重要的是一種發自內心的善意和樂於助人的態度,而非一種帶有附加條件的“投資”。 建立連接的基石:真誠與同理心 《如何交友》將“真誠”視為建立人際關係的首要基石。它指齣,虛僞和掩飾終究會被識破,而真實的自己,即便不完美,也更能引起他人的共鳴和信任。本書鼓勵讀者勇敢地展現真實的自我,包括自己的優點和缺點,興趣和擔憂。這種坦誠的態度,不僅能減少社交中的心理負擔,更能吸引到那些欣賞真實、認同價值觀的同伴。 “同理心”是本書濃墨重彩強調的另一個重要特質。它引導讀者去培養一種敏銳的洞察力,能夠捕捉他人的情緒信號,理解他人的感受。當一個人能夠在他人生氣、沮喪或高興時,給予恰當的迴應和支持,這種情感上的連接會遠比任何言語上的贊美來得更加深刻。本書提供瞭許多練習同理心的方法,例如主動設身處地地思考,嘗試理解對方行為背後的原因,以及在交流中多使用“我理解你…”、“我能感受到…”等錶達。 掌握互動的藝術:溝通的技巧與策略 《如何交友》並非僅僅關注“為什麼”要這樣做,更提供瞭如何“做”的具體指導。在溝通技巧方麵,本書強調瞭“有效傾聽”的重要性,並將其細化為幾個關鍵步驟:保持眼神交流,適時點頭示意,不打斷對方,以及在對方說完後,用自己的話復述對方的觀點,以確認理解。這種主動的傾聽,能夠讓對方感受到被尊重和被重視,從而更願意敞開心扉。 除瞭傾聽,本書也探討瞭“積極錶達”的藝術。這包括如何清晰、自信地錶達自己的想法和需求,如何用積極的語言來化解衝突,以及如何適時地錶達贊美和感謝。書中也提到瞭如何提問,通過開放式問題引導對話深入,避免“是”或“否”的簡單迴答。對於一些社交場閤中可能齣現的尷尬或緊張,本書也提供瞭應對的策略,例如提前準備一些話題,或者在不確定時,真誠地錶達自己的感受,尋求對方的幫助。 拓展社交圈的智慧:主動齣擊與維護關係 《如何交友》鼓勵讀者走齣舒適區,主動拓展社交圈。書中提供瞭多種拓展社交渠道的建議,例如積極參與社交活動、加入興趣小組、利用綫上平颱結識誌同道閤的朋友,甚至是在日常生活中,留意與周圍人的互動機會。本書強調,拓展社交圈並非一蹴而就,而是一個循序漸進的過程。關鍵在於找到自己感興趣的領域,因為在共同的興趣中,更容易建立天然的連接。 更重要的是,本書花費瞭大量的篇幅來闡述“維護關係”的重要性。它指齣,一段良好的人際關係,需要長期的經營和投入。這包括定期的聯係,無論是通過信息、電話,還是綫下見麵。在對方需要時給予及時的支持和幫助,並且在關係齣現問題時,能夠以成熟的態度去溝通和解決。書中還提到瞭如何處理好與不同類型的人的關係,以及如何在社交網絡中保持平衡,避免因過度投入而疏遠瞭其他重要的人。 應對社交挑戰:自信與成長 《如何交友》深刻地認識到,社交並非總是一帆風順。書中也探討瞭如何應對社交中的挫摺和挑戰。例如,如何處理被拒絕、被誤解,以及如何麵對內嚮或社交焦慮。本書提供的方法,不是鼓勵讀者去改變自己的性格,而是幫助讀者更好地理解和管理自己的情緒,從而在社交場閤中錶現得更加從容和自信。 自信是建立良好人際關係的重要驅動力。本書通過引導讀者認識自身的價值,發掘自身的優點,以及在每一次成功的社交互動中積纍經驗,來逐步建立和提升讀者的自信心。同時,本書也鼓勵讀者將每一次社交互動都視為一個學習和成長的機會,即使是失敗的經曆,也能從中吸取教訓,為下一次的嘗試積纍經驗。 超越技巧的層麵:構建有意義的人生 《如何交友》的終極目標,是幫助讀者構建更有意義、更充實的人生。它認為,良好的人際關係是幸福感的重要來源,也是個人成長的強大助推器。通過與他人的真誠互動,我們能夠更好地認識自己,拓寬視野,獲得情感上的支持和滿足。 本書的價值在於,它不提供浮於錶麵的“套路”,而是引導讀者去理解人性的深層需求,去培養那些真正能夠帶來持久友誼的品質。它鼓勵讀者將社交視為一種藝術,一種需要耐心、智慧和真誠去經營的藝術。讀完《如何交友》,讀者將不僅僅掌握一些社交技巧,更會獲得一種全新的人際關係認知,並具備構建和維護健康、有益人際關係的能力,從而在生活的各個方麵,都能收獲更加豐富多彩的體驗和更加深刻的滿足感。本書是一場關於連接、關於理解、關於成長的深刻旅程,它將引領讀者走嚮一個更加溫暖、更加豐富的人際世界。

作者簡介

目錄資訊

讀後感

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用戶評價

评分☆☆☆☆☆

我得說,這本書在處理“衝突與分歧”這部分內容時,簡直是教科書級彆的精彩。很多教人交友的書籍都避開這個敏感話題,或者隻是簡單地說“保持積極”,但這本書卻敢於直麵人性中難以避免的摩擦。作者將衝突視為深化關係的機會,而不是破壞關係的原因,這個視角太深刻瞭。我特彆喜歡其中關於“先錶達理解,再闡述立場”的“三明治反饋法”的具體步驟拆解。這不是那種一筆帶過的情緒管理,而是詳細到瞭每一個詞語的選擇和停頓時機的把握。我曾因為一次誤會在一個重要項目中和同事關係緊張,按照書中的指引,我嘗試進行瞭一次“低姿態高價值”的對話,效果齣乎意料地好,對方不僅放下瞭戒心,我們之間的信任反而更牢固瞭。這本書的價值就在於,它不僅僅教你如何“交到”朋友,更教你如何“維係”這些珍貴的關係,使其能夠在風雨中屹立不倒。對於我這種比較內嚮、害怕正麵衝突的人來說,這本書簡直是雪中送炭,讓我學會瞭如何在保持自我尊嚴的同時,優雅地化解矛盾。

评分☆☆☆☆☆

這本書的敘事風格簡直是一股清流,完全沒有傳統心理學書籍那種拒人於韆裏之外的學術腔調。它讀起來更像是你最睿智、最有趣的長輩,坐在你身邊,用最親切的語氣,分享他幾十年的人生經驗。我尤其欣賞作者在引入理論概念時,總是先用一個引人入勝的小故事來鋪墊。比如,書中關於“建立共同脆弱性”的那一章,並不是枯燥地解釋什麼是“自我暴露”,而是通過講述一個關於露營時發現彼此共同愛好的小插麯,自然而然地引齣瞭這個概念。這種潛移默化的教學方式,讓我幾乎忘記瞭自己是在“學習”,而是在享受一場知識的盛宴。我常常在通勤的地鐵上翻開它,那種仿佛被理解和接納的感覺,本身就是一種強大的情感療愈。它沒有強迫你去改變你的核心性格,而是教你如何將你已有的特質,以一種更有效、更受歡迎的方式錶達齣來。讀完後,我感覺自己對人性的理解更深瞭一層,不再輕易對彆人的行為做齣負麵評判,而是帶著一份探究的好奇心去接近世界。

评分☆☆☆☆☆

這本《與人交友的藝術》真是令人耳目一新,讀完之後感覺像是獲得瞭一份人際交往的“瑞士軍刀”。它沒有那種空洞的說教或者陳舊的理論,而是充滿瞭實實在在、可以立即上手操作的技巧。我尤其欣賞作者在描述如何傾聽時所采用的細膩筆觸,簡直像是在教你如何成為一個“磁鐵式”的傾聽者。書中提到,真正的傾聽不僅僅是用耳朵接收信息,更重要的是用你的全部注意力去捕捉對方的潛颱詞和情緒流動。舉個例子,書中提到一個場景,關於如何在一次商務午餐中,通過對他人不經意的動作的解讀,迅速拉近距離,這比我以往讀過的所有情商書籍都要具體和有說服力。它不是讓你去“錶演”友善,而是教你如何從內在構建起一個更開放、更真誠的自我,從而自然而然地吸引到誌同道閤的人。我發現自己已經開始在日常對話中不自覺地運用那些關於提問的技巧,效果立竿見影,原本僵硬的交流瞬間變得順暢起來,感覺自己仿佛解鎖瞭一個新技能樹。

评分☆☆☆☆☆

這本書在結構編排上顯示齣一種令人贊嘆的平衡感,它完美地融閤瞭理論深度與實操性。令人印象深刻的是,它並非簡單地羅列技巧,而是將這些技巧嵌入到一個人從初識到深交的全生命周期中進行闡述。例如,在關於“維護長期友誼”的章節中,作者引入瞭一個關於“保持適當的距離感”的精彩論述,這在許多同類書籍中是缺失的。它提醒讀者,即使是最親密的關係也需要呼吸的空間,過度依戀反而會扼殺友誼的活力。我特彆喜歡它在每一個章節結尾處的“自我反思清單”,這些問題非常尖銳,能夠直擊你社交行為中最隱蔽的盲點。通過對這些清單的自我審視,我發現自己過去常常因為害怕被打擾而忽略瞭主動聯係老朋友,從而錯失瞭一些重要的互動機會。這本書不僅僅是一本交友指南,它更像是一份關於如何構建健康人際生態係統的指南手冊,讀完後,你會感到一種由內而外的自信和安定感,不再懼怕人際關係的復雜性。

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如果你期待的是那種教你如何奉承拍馬屁、或者如何快速成為“派對焦點”的速成手冊,那麼這本書可能會讓你失望——但失望的背後,是更深刻的滿足。它幾乎完全摒棄瞭那些浮於錶麵的社交技巧,轉而深入探討“真誠的連接”這一核心命題。書中有一段關於“尋找你的社交原力場”的討論,我看瞭好幾遍。作者強調,試圖取悅所有人是徒勞的,真正的交友之道在於清晰地知道自己是誰,並勇敢地展示齣來,自然會吸引到與你的“頻率”相匹配的人。這讓我徹底反思瞭過去一年中那些無效社交的努力。我開始減少在不適閤我的圈子裏浪費時間,反而將精力投入到那些真正讓我感到舒適和成長的社群中。這本書的價值在於它的“篩選”作用,它幫助你建立高質量的社交圈,而不是數量龐大的關係網。它就像一把尺子,讓你量齣自己真正需要的是什麼,然後堅定地朝著那個方嚮走去。

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